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lundi 29 août 2011

"The Mission"

Mission (The Mission) est un drame historique britannique réalisé par Roland Joffé, sorti en 1986. Il reçoit la Palme d'or au Festival de Cannes 1986.
Musique d'Ennio Morricone !
quelques morceaux à savourer "on Earth as it is in Heaven" or "falls" "Gabriel Oboe" or "the mission" ... on retrouve toute la puissance des mélodies d'Ennio Morricone !
Avec le Grand Robert De Niro et le sublime Jeremy Irons.
Le cardinal Altamirano, visiteur apostolique des missions jésuites en Amérique du Sud, écrit son rapport au pape. Au fil de ce qu'il écrit, il revoit ce qu'il a appris au cours des derniers mois. Un prêtre jésuite espagnol s’aventure dans la forêt tropicale sud-américaine au XVIIIe siècle afin de convertir les Amérindiens : un travail d'approche difficile mais réussi grâce à la musique, et quelle musique ! envoutante, avec des paysages sublimes. Il est bientôt rejoint par un ancien chasseur d’esclaves converti et cherchant la rédemption. Quel force De Niro donne à son personnage, juste avant de se convertir !
Le prêtre fait visiter plusieurs missions au cardinal Altamirano qui est impressionné par la qualité de développement et de vie qu'il y découvre. A la fin de son séjour, Altamirano révèle la décision, qui en fait avait été prise avant même son arrivée en Amérique du Sud : les jésuites doivent quitter les réductions. Le prêtre et le frère Rodrigo refusent d'abandonner les Guaranis. De manière différente, ils organisent la résistance à l'assaut de l'armée portugaise venue appliquer les accords, signés en Europe, de partage des terres entre Espagnols et Portugais. De quel droit s'octroyer ce qui ne nous appartient pas ! et au nom de quel Dieu !!!
La mission est détruite: les Guaranis retournent dans la forêt. Le cardinal conclut son rapport: « Et donc, Votre sainteté... vos prêtres sont morts... et moi... vivant. Mais à la vérité, c'est moi qui suis mort... tandis qu'ils sont vivants. Car il en va toujours ainsi, Votre sainteté. L'esprit des morts survit... dans la mémoire des vivants ».
Ce film relate en 2h00 les quelque 150 ans d'histoire des réductions guaranies, sortes de républiques autonomes créées par les jésuites et approuvées par le pouvoir colonial espagnol, aux confins du Paraguay, de l’Argentine et du Brésil. Il fait également allusion à la Guerre des Guaranis de 1754-1756.
...
Film, qui m'a été conseillé par un charmant couple d'Australiens !
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samedi 13 mars 2010

"Shutter island" ...

Dernier film de Martin Scorsese .
...
C'est un film sombre, tragique qui noie le spectateur au fur à mesure de l'enquête du Marshall Daniels superbement (!) bien joué par Leonardo DiCaprio.
... Croyant qu'il se fait manipuler il va tout faire pour découvrir ce qui se passe dans cet établissement. ... Un vrai plongeon dans un délire paranoïaque.
jusqu'à la révélation finale très pessimiste et "désespérée" et surtout assez surprenante.
(on ne s'attend pas du tout à la fin)
...
je m'arrete là, à voir !

dimanche 31 janvier 2010

"Invictus" Invincible

Enore une belle production de Clint Eastwood avec ce film Invictus.
Film très axé sur la coupe du monde de rugby de 1995 qui s'est déroulée en Afrique du sud, permettant de voir l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela qui se sert d'ailleurs de cet évènement sportif pour commencer à désamorcer les tensions raciales.
Morgan Freeman et Matt Damon sont les 2 principaux acteurs.
A nouveau, beaux morceaux de musique dans ce film.
Après recherches sur wiki, "Invictus" est un court poème de l'écrivain William Ernest Henley, poète britannique de la seconde moitié du 19° siècle [poème préféré de Nelson Mandela] :

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

lundi 13 avril 2009

"WELCOME"

Beau film simple, juste, qui pose le problème des clandestins qui fuient leur pays pour aller en Angleterre..
Histoire d’une Amitié entre un maitre nageur et un jeune clandestin irakien.
Il décide de l’aider à aller en Angleterre à la nage (plus pour reconquérir son ex-femme que par conviction) et est confronté, au quotidien, à la vision des autres face aux réfugiés.
La méchanceté viscérale d’un voisin, dont le paillasson porte l’inscription
« Welcome », lui vaudra d’être mis sous contrôle judiciaire.…

Les 2 critiques que je retiens…..

Le Monde - (Thomas Sotinel)
Welcome est nourri d'une colère qui va croissant au fil de séquences de plus en plus tendues. (...) La réussite de Welcome, sa faculté à rendre évidente l'aspiration de Bilal à franchir la mer et la résolution de Simon à l'aider, tient aussi aux acteurs. Vincent Lindon incarne comme personne aujourd'hui la solitude, le désarroi, le désenchantement

les critiques de Première (Julien Welter)
Là, c’est sûr, on ne pourra plus ignorer le talent de Philippe Lioret. Après Je vais bien ne t’en fais pas, le réalisateur français revient avec un drame solide. Autour d’une amitié entre un jeune irakien soucieux de traverser la Manche et un maître-nageur peu versé dans les problèmes des sans-papiers, il livre une réflexion intelligente sur le problème de l’immigration en France. Renforcé par les interprétations convaincantes de Vincent Lindon et Firat Ayverdi, Welcome s’impose comme le film français de ce début d’année

dimanche 5 avril 2009

Ridley Scott

"La Chute du faucon noir" est un film américain réalisé par Ridley Scott et sorti en 2001.
Titre original : Black Hawk Down.
A rapprocher du morceau musical pris sur ‘youtube’ de Denez Prigent et Lisa Gerrard.
Guerre moderne….Histoire vraie, relatant les combats de Mogadiscio des 3 et 4 octobre 1993 au cours desquels une poignée de militaires américains et plus d'un millier de Somaliens trouvèrent la mort.
Film puissant où la suprématie des Etats-Unis est bien remise en question….mais quelle solidarité humaine de devoir revenir avec tous les hommes de la mission, même ceux qui y ont laissé leur vie, qui plus est, au prix de leur propre vie.
Arrêté à la place du Général Aidid (‘dirigeant’ de la Somalie de l’époque), un de ses lieutenants narguera le commandant américain en lui rétorquant «Vous les Américains, vous vous accrochez à des noms. Vous pensez qu'en éliminant une personne, vous réglerez le problème. Vous ne comprenez pas que s'il tombe, plusieurs sont prêts à prendre sa place » ; et effectivement, à la fin du film, on apprend que le Général Aidid est mort en 1996 et que la guerre civile ne s’est pas arrêtée pour autant.
Phrase encore plus d’actualité à propos de la politique américaine vis-à-vis de Saddam Hussein ou encore Ben Laden….
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Thème cher à Ridley Scott avec l'année dernière le film "Mensonges d'état"..
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mardi 24 mars 2009

Gran Torino -Clint Eastwood-

Gran Torino de Clint Eastwood

La Gran Torino, vous la connaissez tous en théorie puisque la voiture mythique de Starsky & Hutch en est une. Cette Gran Torino, un modèle Ford, est le dernier trésor d’un vétéran de la Guerre de Corée (Clint Eastwood) qui, dans la séquence d’ouverture du film, est en train d’assister aux funérailles de son épouse. Il est un personnage aigris, détestable aux premiers abords, qui méprise tout son entourage, sa proche famille autant que ses voisins.

Pour son grand retour devant la caméra depuis Million Dollar Baby (2005), Clint Eastwood incarne un personnage complexe qui est d’une certaine manière la quintessence même de tout le cinéma d’Eastwood depuis quarante ans au moins. Le personnage de Walt Kowalski convoque quelque peu le plus célèbre des anti-héros Eastwoodiens. L’Inspecteur Harry continue de véhiculer un message très à droite, quand bien même les films autour de ce personnage sont bien plus complexes qu’ils n’y paraissent.

Dans un style et dans un genre très différent, c’est ce qui caractérise aussi le personnage de Walt dans Gran Torino. Eastwood joue avec cette image de mec très dur, très autoritaire, très macho aussi. Walt nous est d’abord montré sous un jour haïssable. Il semble mépriser les minorités dites raciales, notamment ces nouveaux voisins, une famille asiatiques originaires du Laos.

Walt, après être rentré de la Guerre de Corée, aura travaillé toute sa vie pour l’entreprise automobile Ford. Ce qui lui reste au crépuscule de son existence, c’est ce garage ou est à la fois entreposé un outillage extrêmement imposant destiné à réparer tout ce qui est réparable, et cette précieuse voiture dont il prend grand soin. Toute sa vie est là, tel des symboles de la vie de Walt et de sa place et de son utilité dans ce monde. Walt est un solitaire, un travailleur de l’ombre qui règle sans faire de bruit les problèmes d’une Amérique qui cherche perpétuellement à panser ses plaies. Walt est un éminent serviteur de cette Amérique qu’il aime et dont il exhibe fièrement le drapeau.

Son rapport aux autres est pourtant dès plus compliqué. Il communique mal avec son fils dont il confessera n’avoir jamais su l’élever, il hait la famille de son fils, et entretien un rapport ambigu avec ses voisins. On le voie d’abord dans une position fascisante à insulter les différences des autres parce qu’ils sont noirs ou jaunes.

L’humanité de Walt est cependant réelle et sincère. Derrière sa posture très dure, se cache un individu brisé, toujours traumatisé par la guerre, et qui rejette totalement l’idée que l’on puisse agresser un individu, surtout au prétexte de sa couleur de peau.

Face à Eastwood, aucune star dans ce film, mais les précieuses

révélations d’Ahney Her et Bee Wang

Walt est comme prisonnier d’une époque dont il a conservé les codes et dont il ne s’est jamais émancipé. Walt incarne une Amérique passéiste, rurale, très attachée aux valeurs morales et de la terre. Son attitude est celle d’un macho primaire : il ne supporte pas de voir sa petite fille exhiber son nombril autant que son langage ordurier représente en fait pour lui une réelle façon de déterminer sa virilité d’homme.

Là ou le film prend de la consistance, c’est dans la relation privilégiée qui va peu à peu se tisser entre Walt et ses jeunes voisins asiatiques. Dans un monde ou les valeurs sont mises à mal, Walt va comme se retrouver en cotoyant une famille qui continue de respecter et préserver les codes d’une tradition qui à toutes les raisons de se perdre si loin de sa terre d’origine.

Gran Torino est un film humble, assez loin de l’ampleur que pouvait avoir les derniers films de Clint Eastwood. Et pourtant, le film est porteur d’une haute ambition, ne serait-ce que dans la narration. La puissance émotionnelle du récit est fulgurante et sans faille. Là ou le film est fascinant, c’est dans toutes ses complexités qu’Eastwood expose et dénoue sans jamais nous embrouiller, sans jamais non plus céder à des cheminements simplistes. Gran Torino évolue très subtilement dans un processus logique qui finit par étourdir par son bon sens.

Ces derniers temps, nous avions en ces pages, regretté dans les films d’Eastwood certaines directions narratives prises (Million Dollar Baby, L’Echange). Cette fois, le film fonctionne à 100% sans qu’aucune réserve ne vienne altérer la moindre charge affective. En revanche, c’est peut-être du point de vue de la mise en scène que le film paraît cette fois sage et conventionnel. Ce n’est pas une réserve, cette sobriété du traitement sied parfaitement au film, son sujet, son ambiance.

Gran Torino ne paraît pas être le plus ambitieux des films d’Eastwood et pourtant il y a la tout ce qui à fait son cinéma jusqu’alors : une autorité, des souvenirs de guerre, un certain humour, un caractère crépusculaire, une sensibilité émotionelle etc. A y regarder de près, c’est même plutôt ceci qui caractérise vraiment le cinéma d’Eastwood, cette sensibilité plutôt que ce style réactionnaire.

De Honkytonk Man à L’Echange, d’Un Monde parfait à Million Dollar Baby, en passant par Sur la route de Madison, Mystic River et tous ceux que nous avons sans doute oublié là, Eastwood à déjà maintes fois démontrés son aptitude à émouvoir. Gran Torino est dans cette lignée là, se différencie de certains de ces exemples par un cheminement plus discret de l’émotion, mais marche parfaitement. C’est l’une des plus belles réussites de cinéaste de Clint Eastwood.

Benoît Thevenin

http://laternamagika.wordpress.com/2009/03/06/gran-torino-de-clint-eastwood/

dimanche 22 février 2009

"Le pianiste"

Seconde fois que je vois ce magnifique film de Polanski, biographie d'un musicien polonais juif (W Szpilman)qui traversa la seconde guerre mondiale, on ne sait comment...
Wiki..."
Le film raconte l'histoire vraie de ce musicien juif polonais, issu d'une famille modeste. L'histoire se déroule à Varsovie pendant la Seconde Guerre mondiale. Lorsque les nazis s'emparent de la ville, ils commencent par supprimer au fur et à mesure tous les droits des juifs, puis finissent par les regrouper dans un ghetto. Les conditions de vie y sont effroyables, la nourriture étant rare et chère, des morts gisant à même le sol.
Des tracts illégaux circulent dans le ghetto et Wladyslaw rencontre de temps à autres les membres du petit groupe dissident. Jusqu'au jour où les nazis les assassinent tous. Wladyslaw travaille en tant qu'ouvrier tandis que sa famille est déportée. Il essaie tout de même de fournir des armes à ses camarades juifs qui résistent aux Allemands. La confrontation est terrible, laissant encore beaucoup de traces dans l'esprit du musicien. Władysław est hébergé par des résistants qui lui apportent de quoi survivre sans éveiller les soupçons des nazis. Il finit par tomber gravement malade alors que les Russes s'apprêtent à attaquer Varsovie. Il habite durant quelques temps dans un hôpital déserté, puis se réfugie dans une maison en ruines peu avant la libération de la ville. Mourant de faim et de soif, il se cache des Allemands dans un petit grenier mais finit par être trouvé par un officier allemand, Wilm Hosenfeld, et Władysław croit sa fin toute proche.
Mais sa passion pour la musique va le sauver lorsque l'officier découvre que Szpilman est pianiste. Il lui offre à boire et à manger. Avant que les Russes ne prennent la ville, l'officier part en lui laissant son manteau d'hiver. Władysław exulte lorsqu'il voit les uniformes russes s'approcher de lui. Mais le prenant pour un Allemand, ils commencent par lui tirer dessus avant de réaliser leur erreur. L'officier allemand est quant à lui fait prisonnier par les Russes, mais Władysław ne connaît pas le nom de son bienfaiteur et ne pourra pas lui venir en aide.
Władysław Szpilman fait partie des rares survivants du ghetto, ayant énormément souffert de la famine, de la guerre, et des exactions des nazis.
Lorsque la radio polonaise recommence à émettre en 1945, c'est Szpilman qui ouvre l'antenne avec le "Nocturne" de Chopin interrompu brutalement six ans plus tôt."

En 1998, son fils, Andrzej Szpilman, qui découvrit les mémoires de son père, provoque leur nouvelle publication en Allemagne. L'ouvrage connaît un succès immédiat avant d'être traduit et diffusé dans le monde entier, notamment en France sous le titre "Le Pianiste".
Palme d'or au festival de Cannes en 2002.
En 2003 : César du meilleur film / meilleure musique / meilleur réalisateur / meilleur acteur : et là, je valide, quelle crédibilité, quelle émotion, on souffre avec lui / ....ainsi que des Oscars...

dimanche 8 février 2009

Walkyrie

Je souhaitais aller voir un film qui retrace un épisode historique ….
J’étais donc partie voir le film « les insurgés » (« Defiance »)qui retrace la vie des frères Bielski qui sont obligés, lorsque leur village est envahi par les armées d’Hitler, de se réfugier dans la forêt qu’ils connaissent depuis leur enfance et sauvent ainsi des milliers de juifs (résumé simpliste d’un film non vu !...).

Malheureusement, film enlevé de l’affiche la veille…..et pourtant j’avais fait du chemin pour le trouver encore en salle (Aquaboulevard à Issy les Moulineaux, quartier que je connais malgré tout fort bien)

Je me retourne donc vers un autre film relatant un moment historique de cette même époque, la seconde guerre mondiale, « Walkyrie ».
Walkyrie est un film retraçant le complot du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler par le colonel Claus von Stauffenberg qui revient d'Afrique blessé (amputé d’une main et de 2 doigts à l’autre main) et rejoint la résistance allemande pour, dans un premier temps, aider à mettre en œuvre « l’Opération Walkyrie », opération qui vise à tuer Hitler et mettre en place un gouvernement d'opposition.
Mais il est obligé de jouer un rôle de premier plan dans ce complot, car il va devoir diriger le coup d'État pour prendre le contrôle du gouvernement, mais c'est aussi lui qui sera chargé de tuer Hitler.

Film historique relatant un épisode de la résistance mené par des officiers allemands contre Hitler, côté de la résistance peu connu par moi.
Le seul bémol, le choix de l’acteur Tom Cruise, qui n’est pas vraiment judicieux car peu crédible de par son mode de vie…..et l’image « beau gosse » qui lui colle trop à la peau…
Sinon, j’ai beaucoup aimé ce film.

De retour à la maison, après m’être documentée (bien évidemment via Wikipedia) sur la vie de Claus von Stauffenberg, je me rends compte que c’est un cas de conscience qui se pose à Stauffenberg : continuer à servir Hitler en fermant les yeux sur ce qu’il voit ou dénoncer ces massacres et comploter contre son Maitre.

La phrase qui illustre bien son état d’esprit :
« Il est temps que maintenant quelque chose soit fait. Toutefois, celui qui ose faire quelque chose doit être conscient que c'est bien en tant que traître qu'il entrera dans l'Histoire allemande. Cependant, s'il s'abstient d'agir, il serait alors un traître face à sa propre conscience» Claus von Stauffenberg.
Merci à ceux qui me permettent d’étoffer mes connaissances concernant cette période de l’Histoire, « le vilain petit canard, dit Hi ! Hi ! Hi ! ou le pire des gourmands de Kouing amman (à s’en faire « tomber » les dents) » ou mes chers correspondants australiens.
Maintenant, j’attends dans le même genre, le film qui retrace la vie de John Rabe, homme d’affaire allemand (membre du parti nazi) qui tentera de protéger les habitants de Nanjing (en Chine) pendant l’invasion japonaise.
Il n’a pas obtenu d’Hitler l’aide qu’il souhaitait…..
Film en tournage en Allemagne et en Chine depuis 2008.
Un documentaire intitulé John Rabe, le Schindler de Nanjing a été réalisé en 2007.
John Rabe est appelé « l’Oskar Schindler » de la Chine.

dimanche 25 janvier 2009

Encore un grand Scorsese....

Après "Taxi driver", "Gangs of New York" !!!! un superbe Scorsese.
Et en prime, un Léonardo Di Caprio GEANT !!
il va bientot devenir un de mes acteurs préférés !!!
La suite dans quelques jours, pour mieux en parler...
"the hands that bilt America"
...
Chapeau pour Di Caprio : "Gangs of New York" / "les infiltrés" et depuis "Mensonge d'état" : où s'arretera-t-il ????
....

dimanche 9 novembre 2008

"Mensonges d'état" Ridley Scott

Pour permettre de mieux comprendre comment s'organise au niveau mondial la lutte contre le terrorisme, ce film est à voir.
Rien de mieux que de lire la suite qui n'est qu'un 'copier-coller' d'articles de presse / en finissant par un petit clin d'oeil à l'élection américaine (dont les résultats n'étaient pas encore connus au moment de l'interview) qui a donné Barack Obama GAGNANT ! moment historique, pour reprendre le terme de plusieurs journalistes...
J'avais déjà trouvé DiCaprio GEANT dans "les infiltrés" ; le voilà une fois de plus à relever la barre !!! Rien d'étonnant, comme le précise l'article qui suit, c'est le scénariste "des infiltrés" qui est le scénariste de "mensonges d'état" !!!
Article du Monde du 4/11 =
"Mensonges d'Etat" : l'espion aux mains sales
Cet espion-là n'a pas besoin de permis pour que son sillage soit jonché de cadavres. Il lui suffit de travailler pour la CIA entre Bagdad et Amman. Roger Ferris, le héros de Mensonges d'Etat, porte sa nationalité comme une malédiction, et Ridley Scott, le réalisateur britannique du film, traite les aventures de son antihéros comme un pèlerinage expiatoire, le second d'un diptyque après Kingdom of Heaven (2005), situé pendant la première croisade. Malgré son âge (il est né en 1937), Scott fait preuve de plus de grâce dans l'art de la guerre numérique que dans celui du maniement de l'estoc, et Mensonges d'Etat restera comme l'un des plus réussis des films d'action nés des décombres du 11-Septembre.
Adapté d'un roman du journaliste David Ignatius (publié en France par Odile Jacob) par le scénariste des Infiltrés (2006), William Monahan, Mensonges d'Etat est écrit pour deux personnages : Roger Ferris (Leonardo DiCaprio), homme de terrain, arabophone qui paie abondamment de sa personne, et Ed Hoffman (Russell Crowe), bureaucrate dont la vie matérielle est banlieusarde, de ses réunions à Langley aux courses au supermarché en Virginie, pendant qu'il fait couler le sang par le seul truchement de l'oreillette de son téléphone portable.
MOUCHARDS CYBERNÉTIQUES
A chaque fois que Roger Ferris a une bonne idée, qu'il recrute un déserteur d'Al-Qaida à Samara (Irak) ou qu'il monte une opération en collaboration avec les services jordaniens, Ed Hoffman fait tout rater à force de suffisance, de foi dans les méthodes les plus brutales. On pourrait croire à la caricature si la lecture des pages internationales de la presse américaine n'avait pas démontré que l'énorme talent que Russell Crowe met à rendre son personnage répugnant reste un peu en dessous de la réalité. Quant aux qualités de martyr de Leonardo DiCaprio, elles ne sont plus à démontrer depuis Blood Diamond (2007) et Les Infiltrés (2006).
Ridley Scott prend un plaisir évident à mettre en scène les sales tours que la CIA sort de son sac à malices, plein de drones, de mouchards cybernétiques et de bonnes vieilles séances de torture.
Ferris et Hoffman tentent de faire sortir un dirigeant terroriste de la clandestinité en inventant un groupe concurrent. Mais pour ce faire, ils ont besoin de la collaboration du chef du renseignement jordanien, Hani Pacha (interprété par le Britannique Mark Strong avec une suavité plus qu'orientale). Tout ira de travers (y compris l'idylle de Ferris avec une infirmière iranienne) jusqu'à ce que l'agent de la CIA se rende à l'idée que seuls les Orientaux peuvent régler les problèmes de l'Orient.
Pour arriver à cette conclusion, le film perd un peu de la précision oppressante qui a fait son charme pendant sa première moitié. Mais jamais il ne se départ de son aspect faussement documentaire (le directeur de la photographie, Alexander Witt, a fait ses armes sur la série des Jason Bourne), de son réalisme en trompe-l'oeil qui est en fait une forme parfaitement aboutie de spectacle.


Article du Figaro du 5/11 =
Mensonges d'État = Espionnage au Proche-Orient
Roger Ferris (Leonardo DiCaprio) est l'agent le plus efficace du Renseignement américain. C'est un homme de terrain audacieux, hors pair, habitué à s'infiltrer facilement dans tous les coins chauds du globe. Homme à métamorphose, il change sans cesse d'identité, de visage, de planque pour ne pas se faire repérer et opérer ainsi en toute sécurité. Ed Hoffman (Russell Crowe), un des chefs de la CIA, choisit Ferris pour l'envoyer au Proche-Orient remplir une mission particulièrement délicate : celle de trouver l'identité d'un nouveau chef terroriste pas encore répertorié dans les fichiers. Ce dernier vient en effet de signer une série d'attentats à la bombe dans différents pays. Ferris va donc infiltrer, d'Irak en Jordanie en passant par Washington et Dubaï, le monde des banquiers occultes, des fanatiques et des martyrs. Et tout cela sous le regard de Hoffman. Un homme dur, cynique, prêt à tout pour atteindre son but. C'est lui le responsable des opérations au Proche-Orient. Il donne ses ordres à Ferris, le téléguide, suit tous ses faits et gestes depuis son ordinateur portable…
Russell Crowe-Dicaprio : un duo d'enfer
Ridley Scott a bien sûr tout de suite fait appel à Russell Crowe, son acteur fétiche (Gladiator, A Good Year, American Gangster) pour incarner Ed Hoffman, ce vieux routier revenu de tout et expert en manipulation. Un rôle qui colle à la peau de ce nouveau Zélandais au caractère bien trempé, au jeu musclé et efficace. Pour faire face à Russell Crowe, Scott a pensé à Leonardo DiCaprio. Une excellente idée. Il joue avec conviction cet agent, investi corps et âme dans son travail. Quant au duo, il fonctionne à merveille.
Critique
Après le remarquable American Gangster , grandeur et décadence d'un Afro-Américain, gros bonnet de la drogue, Ridley Scott nous entraîne dans un haletant suspense d'espionnage mis en scène de main de maître. Il a adapté Une vie de mensonges, le palpitant roman de David Ignatius (Éditions Odile Jacob), journaliste d'investigation spécialiste de la CIA. On entre ainsi dans les méandres d'un univers mystérieux et souterrain. Mais on découvre surtout les méthodes d'investigations ultrasophitiquées de la CIA dignes des meilleurs James Bond. On apprend aussi comment ses agents arrivent à s'infiltrer dans des pays, des cultures, des organisations d'une grande complexité. Comment ils peuvent se faire manipuler, en coulisse, par leurs chefs eux-mêmes. « Pour survivre et mener à bien sa mission dans un contexte aussi explosif que le Proche-Orient, Ferris ne doit pas seulement savoir recruter discrètement des informateurs sur le terrain et nouer des alliances, il doit aussi maîtriser des méthodes reposant sur la contrainte et la violence », précise Ridley Scott . On sent que le réalisateur connaît parfaitement son sujet et le monde arabe. Il a donc bien restitué les parfums, les ambiances et les caractères. Et les scènes d'action sont réglées au cordeau.

Article de La Tribune du 5/11 =
«Mensonges d'Etat», le dernier film de Ridley Scott dévoile la lutte de la CIA contre le terrorisme.
Depuis deux ans, Hollywood a pris position. Il faut faire la guerre à la sale guerre qui se déroule en Irak. Même si ces sujets ne sont pas toujours synonymes de succès dans les salles. Pour cette fois, c'est Ridley Scott qui s'y colle avec «Mensonges d'Etat», adaptation maîtrisée, méticuleuse et haletante du récit d'un journaliste américain.
L'histoire? Ferris, un agent de la CIA en poste en Jordanie traque une nouvelle tête du terrorisme qui frappe l'Occident à coup d'attentats contre des civils. L'agent camouflé (Leonardo DiCaprio, métamorphosé, aussi à l'aise avec l'arabe qu'avec l'anglais) travaille sous les ordres d'un vétéran (Russel Crowe) qui tire les ficelles depuis le sol américain, avec son ordinateur, son écran géant, et son téléphone portable pour seule panoplie. Entre les deux hommes, le jeu va vite, la mort rôde, il faut déjouer tous les pièges à l'aide des satellites et des moyens sophistiqués dont dispose « la grande cavalerie » de l'Oncle Sam et la puissante CIA, si controversée depuis le 11 septembre.
Aux prises avec le bourbier irakien, Ferris-DiCaprio plonge dans l'ère de Jack Bauer. Le triomphe planétaire de la série «24 heures chrono» a familiarisé les spectateurs avec la brutalité des services secrets et de leurs méthodes. Le cocktail final torture/amour respecte la loi du genre, mais sans invraisemblance. Le tandem Russel Crowe - Leonardo di Caprio ménage un suspens implacable face au sourire de la belle actrice iranienne Golshifteh Farahani.
Ridley Scott transforme en opéra visuel tous les sujets qu'il touche, de la Somalie de «la Chute du Faucon Noir» à la Jordanie de «Mensonges d'Etat» aujourd'hui. Même lorsqu'il s'inscrit dans l'actualité brute de nos JT, son savoir faire reste éblouissant.

PARIS (AFP) — L'acteur Leonardo DiCaprio, qui soutient le candidat démocrate à l'élection présidentielle aux Etats-Unis, a estimé lundi à Paris "qu'avoir un président afro-américain nommé Barack Obama correspond aux vrais idéaux et rêves de l'Amérique".
"Je pense qu'avoir un président afro-américain nommé Barack Obama pour représenter les Etats-Unis à une période pareille correspond aux vrais idéaux et rêves de l'Amérique", a déclaré l'acteur lors d'une table ronde avec la presse. Elle avait lieu avant la sortie, mercredi en France, du thriller politique "Mensonges d'Etat" de Ridley Scott, dont l'action a lieu en Irak et au Proche-Orient.
"Je croise les doigts pour qu'il gagne car je pense qu'il apportera des changements majeurs dans notre pays, que nous recherchons désormais et que le reste du monde recherche aussi", a-t-il ajouté en assurant qu'Obama est "un homme avec une politique remarquable, un grand intellectuel qui sait ce qu'il fait".
Interrogé sur le score décevant de "Mensonges d'Etat" au box-office américain, l'acteur a jugé que "ce genre de sujets était sensible aux Etats-Unis" et que "tous les films qui sont sortis sur cette guerre n'ont pas triomphé au box-office".
"Peut-être qu'il faut laisser un peu de distance pour pouvoir voir les films sur ces sujets de façon réfléchie, comme on le fait pour ceux qui traitent du Vietnam, pour pouvoir réfléchir à ce qui s'est vraiment passé et pour pouvoir vraiment absorber l'impact que ça a eu sur le pays et le monde", a-t-il estimé.

mercredi 27 août 2008

Scorsese - Les Infiltrés / Aviators / Casino

Martin Scorsese est un réalisateur italo-américain. Né le 17 novembre 1942 à Flushing (New York City, États-Unis). En 2007, à sa sixième nomination, il remporte finalement l'Oscar du meilleur réalisateur, pour Les Infiltrés, qui a également été gratifié de celui du meilleur film.
Enfant asthmatique et frêle, le jeune Martin Scorsese ne peut pratiquer de sport et ses parents l'emmènent fréquemment au cinéma. Il se destine d'abord à une vie religieuse et entre au séminaire en 1956. Renvoyé au bout d'un an, il termine ses études à la Cardinal Hays School (dans le Bronx) puis intègre l'Université de New York en 1960 où il fréquente les cours de cinéma et décroche une maîtrise en 1966. Il fut d'ailleurs professeur dans cette même université entre 1968 et 1970.
Première œuvre du réalisateur, acclamée par la critique, ce film est aussi le théâtre de la rencontre la plus importante de sa carrière, celle avec l'acteur Robert De Niro, qui deviendra désormais l'alter ego du cinéaste à l'écran
Dès son film suivant, il obtient la Palme d'or au Festival de Cannes de 1976 pour Taxi Driver avec Robert De Niro, Jodie Foster et Harvey Keitel. Ce même film lui vaut aussi quatre nominations aux Oscars.
S'ensuivent, Les Affranchis en 1990, et Les Nerfs à vif en 1991, deux succès, avec de nouveau Robert De Niro.
Avec Casino en 1995, Scorsese retrouve le monde des gangsters dans une grandiose épopée sur l’ascension et la chute d’un patron d’un grand hôtel de Las Vegas dans les années 1970. Il retrouve pour la huitième fois (et dernière à ce jour) Robert De Niro.
2002 marque une nouvelle date essentielle dans la carrière du réalisateur, puisqu'à l'occasion du film Gangs of New York, Scorsese rencontre Leonardo DiCaprio avec lequel il tournera deux autres films consécutivement, Aviator en 2005, puis Les Infiltrés en 2006. Grâce à ce dernier film, il obtient le plus grand succès public de sa carrière. Il remporte le Golden Globe Award du meilleur réalisateur avant de triompher aux Academy Awards. Les Infiltrés obtient quatre Oscars : meilleur film de l'année, meilleur réalisation, meilleur scénario adapté (William Monahan, d'après Infernal Affairs de Siu Fai Mak et Felix Chong) et meilleur montage (Thelma Schoonmaker dont c'est le troisième Oscar remporté avec Martin Scorsese après Raging Bull et Aviator).

Francis Ford Coppola - Le Parrain

Francis Ford Coppola est un réalisateur, producteur et scénariste américain.
Francis Ford Coppola est le fils de Carmine Coppola, le premier flûtiste, d'origine sicilienne, de l’orchestre symphonique de Detroit, et d'Italia, son épouse. Il est le cadet de leurs trois enfants. Deux ans plus tard, Carmine, devenu premier flûtiste de l’Orchestre Symphonique de NBC emmène sa famille à Long Island. C'est là que le jeune Francis passe le reste de son enfance. Souffrant de poliomyélite, Coppola passe une grande partie de sa jeunesse alité, ce qui favorise son imagination avec l'élaboration de spectacles de marionnettes improvisés à la maison. En utilisant la caméra 8 mm de son père, il fait ses premiers pas avec l'image en mouvement et fabrique ses tous premiers films en amateur alors qu'il a à peine 10 ans. Après le lycée, il part étudier le théâtre à l’Université de Hofstra avant d’aller à la MFA en réalisation de l’École UCLA Film School où il rencontre Jim Morrison dont la musique sera plus tard intégrée à la bande originale du célèbre Apocalypse Now.
En 1971, Coppola est gratifié d'un Oscar pour le scénario de Patton, biographie filmée du général éponyme, réalisée par Franklin J. Schaffner. Cependant, sa réputation de grand cinéaste n'est reconnue qu'après avoir co-écrit et réalisé les deux premiers volets de sa saga choc sur la mafia italo-américaine : Le Parrain (1972) et Le Parrain 2 (1974). Les deux œuvres seront chacune récompensées par l'Oscar du meilleur film, devenant ainsi les premiers, et pour l'instant encore les seuls, films à suite à en être les détenteurs. Le Parrain 2 vaudra également à son metteur en scène l'Oscar du meilleur réalisateur.
Coppola goûte à l'autre plus gros succès critique et public de sa carrière avec Apocalypse Now.Le film est l'objet d'une production proprement démentielle, au cœur de la jungle des Philippines, engloutissant plus de 30 millions de dollars de budget (initialement fixé à 16), s'étalant sur 18 mois de tournage et nécessitant l'impression de plusieurs dizaines de kilomètres de pellicule.Le dictateur Marcos accorde son soutien à la production, prêtant ses hélycoptères et ses avions de chasse, initialement destinés à la traque des rebelles, au réalisateur. Ceux-ci sont d'ailleurs visibles dans la célèbre séquence du bombardement d'un village sur l'air de la Chevauchée des Valkyries de Richard Wagner.

dimanche 17 août 2008

Va, Vis et Deviens

Film franco-israelien de Radu Mihaileanu -2005 -

1984. Des milliers d’Africains frappés par la famine se retrouvent dans des camps, au Soudan.
A l'initiative d'Israël et des Etats-Unis, une vaste action est menée pour emmener des milliers de Juifs Noirs Ethiopiens (les Falashas) vers Israël.
L’opération « Moïse » est mise en place ; 8000 juifs seront sauvés mais 4000 mourront.
Dans un camp de réfugiés au Soudan, une mère chrétienne pousse son fils de 9 ans à se déclarer juif, pour le sauver de la famine et de la mort.
L'enfant sera adopté par une famille juive vivant à Tel-Aviv. Il mentira à tous, sur le fait qu’il n’est ni juif, ni orphelin.
Il découvrira l'amour, la culture occidentale, le judaïsme, mais aussi le racisme et la guerre dans les territoires occupés mais ne perd pas de vue de revoir un jour sa mère...

Hymne à la tolérance, à l'Humanisme, à l'acceptation des autres tels qu'ils sont...

Musique plaintive, envoutante d’Armand Amar, qu'il faut écouter jusqu'à la dernière seconde.

samedi 16 août 2008

Balzac et la petite tailleuse chinoise

""Cette histoire se déroule dans la montagne du Phenix du Ciel dans la province du Sichuan durant les années de la Révolution culturelle en Chine. Deux amis d’environ 18 ans sont envoyés en rééducation l'année 1971, car après 3 ans d'études au collège ils ont été considérés comme des « intellectuels ». Ils se connaissent depuis l’enfance et jamais ne se sont disputés, par respect mutuel. Le narrateur a 17 ans au début du récit1, et est plutôt réservé. Son père est pneumologue et sa mère spécialiste des maladies parasitaires. Il joue du violon, son instrument a une grande importance pour lui et lui permet de s’évader loin de ses soucis. Son meilleur ami se prénomme Luo, il était son voisin de palier avant leur départ pour la rééducation. Luo, beaucoup moins timide, a 18 ans au début du récit, et est également issu du milieu médical : son père, dentiste, a soigné les dents de Tchang Kaï-chek. Cela lui coûte, ainsi qu'à toute sa famille, d’être « ennemi du peuple ». Luo étant un bon conteur, il raconte toutes sortes d'histoires au chef du village, ce qui leur permet (au narrateur et à Luo) d'aller « à la ville ».
Un jour Luo part au village voisin pour faire agrandir son pantalon par le célèbre tailleur de la montagne, mais il tombe sur sa fille la petite tailleuse. La rencontre de la fille du tailleur apporte un rayon de soleil dans leur existence. C’est une jeune fille considérée comme la plus belle de la montagne, pleine de vie mais sans aucune instruction. Tous deux en tombent immédiatement amoureux. Luo deviendra l’amant de la petite tailleuse, il la déflorera et le narrateur gardera pour lui son secret, par loyauté pour son ami.
Par hasard, il découvre un jour chez un autre rééduqué (le Binoclard, un autre garçon lui aussi en rééducation dans un village voisin), une valise pleine de livres interdits. Ayant pris possession des romans, quelques œuvres des plus grands auteurs occidentaux du XIXe siècle, une nouvelle vision de la vie s’ouvre à eux. Luo fait alors un serment : « Avec ces livres, je transformerai la Petite tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde ». Peu à peu, la lecture de l’œuvre de Balzac, en particulier, transforme la jeune fille qui devient une femme épanouie désireuse de découvrir la vie par elle-même. Les livres l’ont totalement transformée et ce n’est plus l’innocente paysanne qui déclare: « Balzac m’a fait comprendre une chose : la beauté d’une femme est un trésor qui n’a pas de prix ».
A la fin de l'histoire la petite tailleuse s'en va pour la ville, les livres l'ont changée et l'ont rendue désireuse de vivre des aventures avec d'autres hommes.""
En plus de la magie des lieux, des personnages, la beauté de la musique illustre ce magnifique film.
A voir, à revoir,...
""Cette œuvre est un très bel exemple du pouvoir de la culture et des connaissances apportées par la lecture. Elle est aussi moraliste, en quelque sorte, puisqu’elle démontre aux gens que lire est essentiel.
Le livre a été traduit en plus de 25 langues. Il ne le fut pas en chinois, principalement en raison de la position délicate de la Chine vis-à-vis de cette période de son histoire. On peut également noter que l'auteur Dai Sijie a écrit le livre directement en français, sans doute pour éviter la censure du régime politique de la Chine communiste au moment de l'écriture.""

Matthieu Ricard

"... le passé n'est plus, l'avenir n'a pas encore surgi, et le présent, paradoxalement, est à la fois insaisissable, puisqu'il ne s'immobilise jamais et, immuable..."le présent est la seule chose qui n'ait pas de fin"..."

et encore une

"On ne voit bien qu'avec le COEUR,l'essentiel est invisible pour les yeux"
(A. de St Exupéry - "le Petit Prince" 1942)

La Sagesse

"...Le savoir peut se communiquer, mais pas la sagesse.
On peut la trouver, on peut en vivre, on peut grâce à elle opérer des miracles, mais quant à la dire et à l'enseigner, non cela ne se peut pas"....
Hermann Hess - Siddhartha -

A méditer...

"You have to accept whatever comes, and the only important thing is that you meet it with courage and with the best that you have to give."
E Roosevelt

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"La chance c’est la rencontre de l’opportunité et de la préparation »
Deepak Chopra
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La Vie

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"La vie est comme un arc-en-ciel : il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs" Jules renard
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"Un ami est celui qui connaît la chanson qui est dans ton coeur et qui peut te la chanter quand tu en as oublié les paroles."
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"J'aime celui qui rêve l'impossible" Goethe

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DARE TO DREAM
Take courage and dream
Then take the risk...
For every step you take
is a step closer to your dream and
every risk you take is
TWO STEPS AHEAD!!!
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"J'aime celui qui rêve l'impossible". Goethe


"C'est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante." P Coelho

"C'est une chose de penser que l'on est sur le bon chemin, une autre de croire que ce chemin est le seul." P Coelho

"Toutes les batailles de la vie nous enseignent quelque chose, même celles que nous perdons."P Coelho

"SOUVIENS-TOI DE TOUJOURS SAVOIR CE QUE TU VEUX" P Coelho




«Il n'y a qu'une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c'est la peur d'échouer.»

[ Paulo Coelho ] - L'alchimiste

Réalité

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« If the only tool you have is a hammer,
you tend to see every problem as a nail
»
Maslow
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Le Christ selon St Jean de la Croix

Le Christ selon St Jean de la Croix
Dali